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J'avais trouvé une assez  jolie formule pour parler de mon manque d'assurance mais je l'ai oubliée.  Je suis décidément une vraie cruchasse. Parfois, je me sens comme un petit lapin perdu mais je  ne voterai pas François Fillon. Non, les petits lapins ne votent pas François  Fillon, même s'ils aiment bien se reproduire à  l'infini. Vous noterez la comparaison simpliste (?)  lapins/ catholiques pratiquants. J'ai fait un rêve curieux. Filllon etait devenu mon nouveau directeur, le nouveau + 2  de mon service.  Je devais rejoindre mon équipe qui était en reunion avec lui.  J'étais en retard, je n'arrivais pas à trouver cette fichue salle de réunion, me perdant a l'infini dans les dédales des couloirs et des escaliers biscornus de mon entreprise.

Mon lieu de labeur était à  la fois semblable et différent de la réalité comme dans les rêves. J'apercevais de temps à autres mon nouveau directeur très affairé perché en haut d'un escalier puis au bout d'un couloir, se dérobant sans cesse. Je le hélais  en m'obstinant à l'appeler "Patrick", il me répondait, lointain, ironique, avec un sourire condescendant mais je n'entendais rien. Il disparaissiat aussitôt. J 'étais une curieuse Alice au pays des fichiers Powerpoint, pousuivant une sorte de lapin maléfique, passé du côté obscur.

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C'est pourquoin entre midi et 2,  je m'en vais voir ailleurs, je m'échappe. je vais explorer d'autres mondes, je tente d'autres vies. Je m'évade, je traverse les murs, les parois pour voir l'envers du décor, je franchis les miroirs.  On dirait que j'irais très loin, que je ferais des découvertes étonnantes. Derriere des façades de chantiers,  je vois la mer, la mer grise et poignante du film "Manchester by the sea", ces maisons bordant des eaux tranquilles en apparence seulement, rappellant celles de la Bretagne, telles des mers jumelles pourtant eloignées l'une de l'autre.....
Manchester sur mer, Villers by the sea (oui Normandie).....que de voyages d'ailleurs dans ces mots

....Et puis le lapin horloger, suppôt du patronat me ramène à la réalité, me fait redescendre sur terre. Pourtant, j'étais prête à  changer de vie, à dévier de mon chemin tout tracé. Je reviens sur mes pas, le regard hagard d'un zombie, "naananan, Thrilleeer....". Je m'en retourne, robotique, avec des envies de destruction et  de fuites,  (un moment). ...La  douleur et la  survie,  ce film la traite si bien. Il est beau, d'une infinie  tristesse, il aborde de grands deuils qui résonnent en chacun . Tellement juste,  intelligent, sans happy end,  comme dans la vie mais il la transcende par ce beau regard sur ces êtres dignes qui tentent de se réparer ou non. C'est éprouvant mais ça poursuit longtemps, ca continue de vivre en soi comme une belle oeuvre poignante.

Les beaux tableaux rouges de Cy Twombly vous redonnent de la joie....