Figurine de poule et buste de statue

 

Je ne sais pas si je dois intituler ces écrits, des chroniques théâtrales. Je ne ferai pas de critique de spectacles même si je parlerai de pièces de théâtre. Je veux faire écho à mes chroniques musicales, où je racontais mes découvertes et anecdotes musicales.

Je veux aborder mon expérience théâtrale, ma pratique de l’art dramatique (en amateur) , mes rêves et mes désillusions, mes expériences de spectatrice faites de bonheur et d’ennui profond (pour rester polie). J’ai tellement peur de ne pas tout dire, ou du moins de ne pas pouvoir exprimer à quel point le théâtre m’a fait un bien fou, combien il m'a apporté de joie, combien il m’a fait vivre des expériences extraordinaires. J’ai tellement hésité avant de me lancer dans ce vaste feuilleton théâtral ! Oui il sera prolifique et ample composé de plusieurs épisodes ! Je m’emballe. Je joue les tragédiennes.

Ma passion pour le théâtre vient de loin, remonte à des temps immémoriaux, presque à la naissance du théâtre en pleine antiquité grecque, où il faisait bon libérer sa catharsis, cet effet de « purification » produit sur les spectateurs pendant une représentation dramatique. La tragédie qui  selon Aristote, suscite en nous la pitié et la crainte, mais nous soulage en même temps puisque nous ne vivons pas réellement tous les maux de la terre représentés sur scène. Au départ, ce n’était pas du tout une passion, j’en faisais un rejet total. Petite, mes parents me traînaient voir tous les spectacles possibles et inimaginables et je m’y ennuyais profondément. Je remercie tellement mes parents pour ça ! (Bon, calmons-nous je n'ai pas reçu de prix à la cérémonie des molières, non plus !)

Chapeau de paille d'Italie

Après ces paroles enthousiastes, comment m’expliquer que depuis un certain temps déjà, je me suis totalement désintéressée du théâtre. Pourtant, j’ai récemment terminé une vague pièce de théâtre et je reste au contact quotidien de textes théâtraux... Toutefois, je n’ai pu que constater que j’avais perdu le feu sacré et que la flamme s’était éteinte en moi.

Réjane_ _[En_pied_profil_[

comédienne Réjanne (1856-1920)

Comme chacun sait, une épidémie et une crise sanitaire se sont abattues sur le monde entier. Le confinement a suscité de nombreuses initiatives de structures culturelles et théâtrales que je salue pour maintenir un lien avec leur public !  Par la force des choses, j’ai retrouvé le goût du théâtre. J’avais plus de temps, l’esprit plus libre, malgré ces temps difficiles. Je peux clamer haut et fort que c’est  « La Comédie-Française qui a rallumé la flamme ! ».  Merci à cette noble institution ! Merci au théâtre de Molière ! Les spectacles diffusés sur France 5, le dimanche soir m’ont épatée, divertie, émue pendant cette période de confinement : des pièces de Feydeau, Goldoni, Marivaux, Pagnol, Molière, Shakespeare (les fondamentaux)… La Comédie-Française a aussi créé une chaîne en ligne sur son site et sur Youtube, « La Comédie continue » où elle propose des interviews des comédiens et des salariés de son théâtre, des lectures, des diffusions de spectacles,…

J’ai vraiment découvert les comédiens de la Comédie-Française (Dominique Blanc, Christian Hecq, Elsa Lepoivre, Guillaume Gallienne, Florence Viala...) , à travers leurs « causeries ».  Leur parcours, leur expérience théâtrale m’ont beaucoup touchée. Leurs premiers pas dans ce grand théâtre national, leur début qui m’ont rappelé les miens toutes proportions gardées, évidemment… !  Loïc Corbery, parle d’une révélation à lui-même lorsqu’il a commencé le théâtre au lycée.  C’est exactement ce que j’ai ressenti lorsque j’ai mis les pieds sur une scène devant un public pour la première fois.

Je cause de causeries mais je n’aborde toujours mon expérience théâtrale…Dans les prochains billets, je vous parlerai de mes débuts de spectatrices calamiteux, de mes sketches et de mes spectacles que je jouais, enfant pour ma famille, de mes premiers cours de théâtre : ce loisir devenu une passion. Cette folle envie de continuer à pratiquer l’art dramatique, de devenir même un temps comédienne, d’aller voir des spectacles incroyables,....

Enfin, l’heure où la prudence reste de mise, j’ai tellement l’envie de retourner au théâtre, de respirer l’odeur d’une salle, de ressentir cette catharsis avec les autres spectateurs. Comment trembler et rire avec un masque sur le nez en cette période étrange. Je voudrais tellement retourner à la Comédie-Française.  J’ai eu la chance de voir de la belle ouvrage : « La forêt », d’Ostrovski, mise en scène de Poitr Fomenko avec Michel Vuillermoz, « Les joyeuses commères de Windso» de Shakespeare, « Le dindon de la farce » de Feydeau, mise en scène par l’incroyable, Lucas Lemleb, Le bourgeois gentilhommede Molière avec Michel Robin, mise en scène de Jean-Louis Benoît, Cinna de Corneille. 

J’aimerais aussi remettre les pieds dans bien dautres théâtres de France et de Navarre…..

J’attends de voir la suite des événements….

 A suivre :  chronique théâtrale #2 

Allons prendre l'air dans un jardin naturel d'abord, le temps d'une pause...

 

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