Les Bavardages de Myrtille Taff

27 septembre 2017

Les parigots du 10e et moi #2

Voici la suite de ma virée dans le 10e arrondissement de Paris : une vraie épopée, une incroyable odyssée mais dont je ne suis pas revenue victorieuse comme Ulysse...J'ai lamentablement échoué au concours  photos,  "dix street" concocté par Fisheye magazine et la mairie du 10e. Qu'à cela ne tienne,  je ne renonce pas, je publie vaille que vaille mes photos dans ces deux articles.

Bord du Canal St-Martin

canal St-Martin, Caserne de pompiers

Point éphémère (Canal Saint-Martin)

Point éphémère (Canal Saint-Martin)

Dessin au sol (place Jean Jaurès, Paris)

Primeur (quartier Louis-Blanc)

Passage recollets (Paris 10e)

Fresque murale

 

(rencontres photographiques du 10eme arr de Paris organisées par la mairie du 10e et l'association fetart à partir du 16 octobre. Cette biennale expose des photographes dans divers lieux du...10e arrondissement)


22 septembre 2017

Les parigots du 10e et moi #1

Incroyable, cette année auront lieu à partirdu 16  octobre, les  rencontres photographiques du 10eme arr de Paris organisées par la mairie du 10e et l'association fetart. Cette biennale expose des photographes dans divers lieux du...10e arrondissement. Et voila t'y pas que pour l'occasion a aussi été  lancé un concours  photos,  "dix street" concocté par Fisheye magazine et re -la mairie. Tout le ponde pouvait participer y compris bibi qui s'y est collée ni une ni deux et...n'a rien remporté du tout. Pourquoi me frotter à l'excellence aussi me direz-vous ? .Le grand gagnant pourra exposer ses oeuvres magnifiques dans une librairie.
J'ai fait ma Myrtille reporter dans tout le 10e ou presque, flanquée de mon balaise garde du corps au cas où un parigot aurait voulu m'en mettre une si je le photographiais de trop près....Le theme du concours portait donc sur l'arrondissement.

Quartier Sainte-Marthe

Fête de Ganesh, (La Chapelle)

Fête de Ganesh (La Chapelle, 10e)

Place de la République

Passants, carrefour (canal St-Martin)

canal St-Martin (croisement)

Terrasse de café (canal St-Martin)

canal st-Martin

un jour pourtant,   j'ai gagné un concours de gâteaux alors que je n'en faisais jamais, de gateaux...Il faut croire que la chance de la débutante, ça marche pas du tout avec la photographie...

16 septembre 2017

Et la licorne, elle met le chocolat dans le papier d'hallus....

dessin de chat à la craie, sur le sol

Juillet :
Dans la torpeur de l’été d’un  sud  éphémère et irréel, lumières et couleurs étincellent. C’est le moment de lire des choses vaguement divertissantes et anecdotiques. Parfois, j’observe  mon chat qui  s’enfonce lentement dans les replis du canapé.  Au gré du vent souple et léger, je regarde à travers les persiennes, les feuilles des arbres se balancer doucement. Je suis plongée dans un roman qui me rappelle des souvenirs d’été chez mes grands parents dans un petit village de Beauce. Je revois les volets clos de leur maison pour garder la fraîcheur, le moment idéal pour faire la sieste et se reposer un peu. Ce livre semble décrire des périodes de mon enfance, cela me remue, indiciblement. Le temps s’arrête,  je n’en ai plus la notion. La chaleur de l’été écrase tout, le passé, le  futur. Comme dans un rêve, je ne saurais dire si je suis dans l'instant présent. Le mémoire est ravivée, des bribes de vie passée me reviennent au coeur.

Marques de mains de couleurs sur le bitume

Les mots filent, sortent de moi comme de mauvaises angoisses,  me vident de mes douleurs, ces mots posés me soulagent, ces phrases coulent spontanément, la sensation de me réapproprier ma vie, le temps de l’écriture. Je calme le bouillonnement, l’agitation de mes pensées,  je les fais entrer dans une toute petite boîte,  je les tasse comme du linge froissé dans cette petite boîte. Je m’apaise,  je me rafraîchis les idées. Pendant ce temps les cigales jouent un drôle d’air de tango au rythme changeant.

Septembre :
C’est étrange comme la beauté peut surgir de nulle part,  inattendue au bout des pieds. Elle peut aussi jaillir d'un  morceau de ciel. Le temps d’une embellie, les rayons d’un soleil éphémère et flamboyant  illuminent  les toits de Paris que j’aperçois depuis ma fenêtre. Les vitres de mon bureau deviennent la frontière entre une réalité terne et un monde de beauté  et de splendeur, qui invite à de belles échappées.

Parfois, je suis bien obligée de redescendre sur terre pour déjeuner ou aller à la supérette minuscule, toujours bondée le midi,  au coin de la rue. Un homme  aux allures de montagnard ou de baroudeur, je ne saurais le dire.... (portant anorak et pantalon ample à grandes poches) y  faisait le queue pour s’acheter un mauvais encas à base devsandwich œufs thon mayonnaise. J’imaginais qu’il avait dû faire une halte forcée dans la grande ville  hostile.  Un rendez-vous important sans doute l’avait contraint à s’arracher à  ses montagnes grandioses, à son air pur des altitudes et à  son vaste  horizon dégagé. La vie est cruelle, vieux rebelle. Tu te retrouves dans un endroit étriqué à attendre ton tour pour manger un médiocre repas de citadin pressé.

Luberron ron ron 066

Le temps d’une éclaircie, les rayons d’un soleil  bas et moins éclatant de fin d’après-midi éclairent les immeubles de mon quartier, m’offrant un dernier instant de poésie sur le chemin du retour, en attendant les prochaines rincées pénibles de ce mois de septembre.

Poisson dessinée à la craie sur le sol

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10 septembre 2017

Mots comptent triple

 

Asphalte, ruei

 Je flotte sur le dos dans un grand ciel tout noir et infini. J’avance lentement. Mes yeux sont écarquillés, mes cheveux dressés sur la tête. Une sorte de boule informe et crevassée me suit de près, elle doit être mon cerveau qui a dû sortir de ma tête. En fond sonore, un bruit sourd continu. En ce vendredi soir,  je suis une forme de plus en plus indistincte. Une boule de feu trône dans mon crâne, alors j’attends que ça s’arrête. Je ne parle plus,  je ne bouge plus. Ma tête s’efface peu à peu. La semaine a été rude. Il comprend, il me laisse sortir seule pour prendre l’air. Je suis dans le même état que celui du héros dans le film, « Eraserhead » de David Lynch. Je n’en connais cependant que le début que j’ai vu à la vidéo à la demande mais je m’identifie à lui totalement.

Je marche dans la rue hagarde mais je respire la fraîcheur de l'air de cette fin du mois d’août Je me sens toujours dans cet état d’apesanteur. Je ne suis plus rien,  je ne ressemble plus à rien. Oui la semaine a été pénible et épuisante. Je venais surtout  de me  prendre une sacrée claque. Josiane, cette snobinarde volubile et lunatique venait de publier son premier roman paru aux éditions de ceux qui aiment raconter leur vie dans tous les sens. Elle avait accompli quelque chose, elle, une œuvre littéraire, qu’elle soit mauvaise ou non. Son livre sortait en pleine rentrée littéraire, la fine mouche, période où l'on aime  faire des découvertes , se nourrir de nouvelles histoires. Sa vie prenait tout son sens, sa vie creatrice prenait vie.

Je ne suis qu'une créature vélléitaire, pleine de bonnes volontés. Ma vie artistique n’est qu’une vie rêvée stagnante, réduite à néant. Plus rien n'a de sens. Mes journées et mes humeurs sont fluctuantes, elles me malmenent au plus haut point. Je ne produis que de piètres billets et des textes vains dans un petit blog obscur et underground par la force des choses. Je m’use la culotte dans un travail usant et peu reconnaissant. Je marche toujours dans la rue, le souffle hâletant et le cœur las à la fois. Je marche derrière une gamine au short ras les fesses, portant un casque sur les oreilles. Je me prends en pleine figure  toute la fumée de sa cigarette qu’elle vient d’exhaler, ce qui me sort de mes considérations vainement artistiques et m'irrite encore plus.

enseigne de bar

L’air est encore doux, j’observe les gens qui vivent et pas moi. Ils marchent, se parlent, rient aux carrefours des rues. Je suis plongée dans la solitude de mes pensées. Je ne vibre plus. Je suis une inadaptée du monde. Perdue, dans le soir qui s’installe,  je voudrais écrire, réinventer un monde qui se dérobe, se défait et défile devant moi. « Refaire le monde » est une jolie expression. Créer d’autres univers  par le pouvoir de  l’imaginaire, la magie de l’écriture lorsqu’on parvient à saisir ce qu’elle recèle de beauté et de merveilles. La vie doit compter triple lorsqu’on achève un roman et que l’on parvient à le publier, comme ces mots jackpot  qui comptent triple au scrabble, (jeu atroce, dernier recours contre l’ennui par temps de pluie incessante.)

Terrassse de café

La nuit descend odorante et poignante sur ma vie ranimant mes souvenirs de paradis perdu estival. Elle ravive la fraîcheur de grands arbres, les parfums des plantations installées ça et là dans les rues par des jardiniers militants voulant refleurir la ville. Je marche,  je continue,  je piétine. Je ne reconnais plus ces rues que j’ai foulé des milliers de fois. Je m’exalte,  je bouillonne, je réinvente ma vie le temps d’un soir que je veux être mon grand soir. Je fais ma révolution intérieure,  je renais, je revis, je veux être moi à l’état pur.

Ce n’est pas gagné pour autant,  je me vois dans le reflet d’une vitre. Je ne ressemble pas à ce que je veux, le ventre en avant, les cheveux en bataille, avec mes lunettes de vieille bolosse égarée, partie en goguette avec toute l’energie du désespoir d’un vendredi soir. Je suis un être décalé et obsolète comme un vieil appareil photo soviétique des années 80.

Je veux chercher la beauté partout, passer des concours à la "Little Miss Sunshine" pour vieilles en littérature, trouver de la poésie dans la grande ville dans chaque recoin de rue , comme dans le beau film, « Paterson » de Jim Jarmush. Oui que l’écriture remplisse mon quotidien, ma vie intensément, pleinement, simplement, pour rien....

Je reviens,  je le prends dans mes bras, je respire son amour.

Point : Vous êtes ici écrit sur le bitume entouré de nos chaussures bleues

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02 septembre 2017

Les parigots du 10ème

Je vous inonderai bientôt de photos sur le 10ème arrondissement de Paname ! Pourquoi ? Parce que ! Ah  ! ces parigots, vaut mieux se les manger en tête de veau !

 Quartier Gare de l'Est

quartier Gare de l'est, Havannah Club

 

 

 D'autres photos dans l'album 10eme arr (Paris)

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21 août 2017

Du blabla et du fa en sol....

Hippo et Paulette avec chouettes en fond

Comment dirait le professeur Rollin qui a malheureusement pris sa retraite, Hippo et Paulette ont toujours quelque chose à dire !

(attention sublime chanson en fin de vidéo)

 

11 août 2017

4 ans : 24 000 baci !

IMG_20170728_161849 - Copie

Pour les  4 ans de mon blog, 24 000 baci à mes 24 000* visiteurs par jour !!!!!
J'exagère ? oui*.

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08 juillet 2017

La recette de l'énervée (par mon chat)

Chat sur une armoire

Mes chers humains et autres bêtes à poils ras, voire totalement imberbes (berk pas bô du tout, ça),

Voici une toute nouvelle recette que j'ai dégottée de nulle part enfin du fin fond de ma caboche hyper énervée de la colère.

Ma z-humaine de compagnie Myrtiille, elle est hyper vénère en ce moment. (D'ailleurs, ce que c'est nul comme pseudonyme. C'est "Mauricette"  son vrai nom). Elle me stresse,  du coup je bondis de partout,  je fais le crâbe,  je lui  mords sauvagement les mollets, elle hurle et ça se termine toujours au brumisateur... Elle brandit une espèce d'objet oblong, blanc et bleu,  le dirige vers mon museau que j'ai fort mignon et me menace de s'en servir en mettant le doigt sur la gachette. Ceci dans le but de me pulvériser à  coup de fines gouttelettes d'eau.

Enfin bref,  je voulais vous donner la recette de l'énervée, chers copinautes. J'espère que ça vous plaira et qu'on se fera des couettes en se mettant du gloss...Plongez une myrtille molle au boulot dans un bâtiment non climatisé par 40 degres à l'ombre. Faites lui déplacer des boîtes dans tous les sens, réservez l'huile de sa sueur dans un petit récipient, ajoutez des coups de fils de gens désagréables, des tâches ingrates et sans fin, vous porterez une myrtille à parfaite ébullition. Versez lui dessus en fin de journée  le contenu huileux du récipient cité plus haut pour cause de chaleur accumulée, vous obtiendrez une humaine de compagnie bien à point. 

Prenez donc une myrtille plus qu' à point, c'est à  dire à  son retour du turbin. Assaisonnez-la de miaulements de gorge pour l'émouvoir et surtout pour qu'elle fasse péter les croquettes. Elle vous répondra ultra exaspérée, "Laisse moi tranquille c'est pas  l'heure, j'ai eu ma dose aujourd'hui,  j'ai besoin de mon sas de décompression". Elle se croit dans un sous-marin atomique ou quoi ?

Laissez la mijoter à feu doux, revenez de temps à autre  lui hurler votre envie de manger, elle s'agitera, fera des bonds, poussera des soupirs, vous obtiendrez une humaine aux sautes d'humeur rocambolesques....

Pour l'achever, prenez un ordinateur qui ne veut pas marcher, ajoutez un autre z-humain un peu plus poilu, qui tentera de l'aider, elle lui rétorquera, "Mais tu fais n'importe quoi, laisse,  je vais me débrouiller !" Elle râlera tellement qu'au bout d'un momment, j'entendrai plus rien,  comme si j'avais  coupé le son. (Je pense qu'elle devait avoir faim elle aussi, elle est de rès mauvais poil comme moi dans ces moments-là.)

Elle tournera, virevoltera dans tous les sens, s'en prendra  à tout être vivant inoffensif présent dans cette baraque  et nous sortira soudainement d'un ton de tragédienne , "Non mais les gars, 'j'en ai ras le bol,  j'en peux plus au boulot, ils font rien qu' à m'embêter ".  Je voudrais lui répondre, "Laisse pisser tomber, n'y pense plus, t'es à la maison avec nous".

Trempez là dans l'eau froide. Laissez reposer en lui murmurant, "Calme-toi Myrtille, les vacances, les belles vacances, celles qu'on attend depuis toujours, depuis six mois, les grandes, les douces qui font rêver à l'ombre sur une terrasse, celles pour lesquelles tu as sué sang et eau, celles pour lesquelles tu t'es bien battue, elles approchent à grands pas, c'est maintenant, elles arrivent, c'est tout de suite, c'est dans quelques jours, et elles dureront une éternité de bonheur !".

Vous obtiendrez non pas un escargot tout chaud mais une Myrtille apaisée et heureuse.

Servez très frais.

Faut tout faire dans cette baraque !

* Ceci est une intervention de moi-même. Il exagère de se moquer, j'embrasse les Mauricette, si vous connaissiez son nom à lui, pas de quoi se le tatouer sur l'épaule gauche.

Les Gens et leurs animaux

Et puis comme c'est l'été, voici ce lien où je voudrais recueillir vos souvenirs de vavances si le coeur vous en dit !

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